Cultiver du safran sous des panneaux photovoltaïques : une expérience qui remet en question notre utilisation de l’espace

Des chercheurs de Colorado State University expérimentent la culture du safran sur les toitures végétalisées du campus CSU Spur, à Denver. Leur objectif est de déterminer si cette épice particulièrement précieuse peut devenir une culture complémentaire pour les agriculteurs confrontés à la sécheresse. L’expérience associe culture sur toiture et agrivoltaïsme : les premiers résultats indiquent que le rendement du safran sous l’ombre partielle des panneaux solaires est presque deux fois supérieur à celui des parcelles de comparaison.
Nous considérons encore trop souvent les surfaces agricoles, énergétiques et urbaines comme des espaces concurrents. L’agrivoltaïsme propose une autre logique : faire coexister plusieurs fonctions sur un même territoire, lorsque les besoins des plantes et les caractéristiques de l’installation sont compatibles. Cette approche peut être particulièrement intéressante pour des productions spécialisées à haute valeur ajoutée, qui nécessitent peu de surface mais beaucoup de savoir-faire.
Le safran demande relativement peu d’eau, mais son prix élevé ne garantit pas sa rentabilité. Les coûts de récolte, de transformation et de commercialisation doivent être intégrés avant d’envisager une production professionnelle.
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